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Les élections régionales de mars prochain sont un véritable casse-tête pour l’UMP. Leur champion est au plus bas dans les sondages, certains ministres refusent d’aller au
combat (Bachelot), d’autres boudent leur parachutage (Yade) et certaines têtes de liste se voient débarquées de leur fauteuil (Le Guen en Bretagne).
Afin d’effacer tout cela, le parti présidentiel a trouvé une astuce un peu grossière : ressortir les vieux « tubes » de campagne.
Au programme d’abord le retour aux fondamentaux : sécurité, identité nationale, immigration. Autant de thème instrumentalisés pour ” souder la droite”. Cependant à en croire un récent sondage, 72% des français ne sont pas dupes et ont bien vu dans cette stratégie, une grossière manipulation électorale. Et comme si ce retour des thèmes chers à l’extrême droite n’était pas suffisant, les cadors de l’UMP ont décidé de brandir le thème de la fiscalité, en assurant qu’ils n’augmenteraient pas les impôts en responsabilité.
On peut en douter lorsque l’on voit la Région Alsace (seule région - avec la Corse - gérée par la droite) où les impôts ont également augmenté et pour cause, l’Etat - géré par la Droite - se décharge sur les collectivités sans compenser…
Alors, lorsqu’on a des candidats UMP en lice dans nos Régions et qui sont également Ministres, n’est-ce pas l’occasion de leur demander s’ils comptent faire à la Région ce qu’ils ont fait au gouvernement : mettre en place en 2 ans 16 nouvelles taxes qui ont amputé le pouvoir d’achat des ménages de la bagatelle de 4 miliards d’euros ?
Après avoir “plumé” l’Etat, les Ministres-candidats veulent-ils “desosser” les Régions bien gérées par la gauche ?
René Dosière, habitué à éplucher les comptes de l’Etat est arrivé, sur son blog à ce constat : le gouvernement ne connait pas la crise.
Alors que le gouvernement mène une politique drastique de réduction du nombre des fonctionnaires dans les administrations, l’analyse approfondie du document budgétaire consacré aux cabinets ministériels montre que les effectifs globaux des cabinets ont augmenté, eux, de 11,1% en 2009.
S’agissant des rémunérations, l’augmentation des salaires atteint la progression vertigineuse de 56,8% (38,6 millions d’euros contre 24,6 millions en 2008). En outre, les indemnités de sujétions particulières (autrement dit les primes de cabinet) augmentent de 20,6% (31,7 millions en 2009 contre 26,2 millions en 2008).
Ces augmentations démesurées sont incompréhensibles dans la période de crise qui frappe durement les Français.
Pendant qu’il réduit les moyens humains et matériels de ses administrations, le gouvernement ne cesse d’augmenter son train de vie : les emplois d’intendance (cuisiniers, hôtellerie) augmentent de 17,8% et on compte un chauffeur pour deux collaborateurs de cabinet !
Quelle confiance, dès lors, peut-on accorder à un gouvernement qui montre que demander aux autres (les bas salaires en priorité) un “effort” se fait après s’être bien choyé soi-même. La devise du clan UMP est donc bien «Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais !»
La Région Haute-Normandie défend
l’environnement. Que ce soit dans son action immédiate pour les lycées dont elle a la charge autant que dans ses interventions qui assurent une ligne de force pour
l’avenir.
1 - Poursuite de la politique environnementale, avec le Département de Seine-Maritime, au sein des lycées et collèges.
L’Education à l’environnement devant être l’affaire de tous et le plus tôt possible, l’installation de dispositifs d’économie d’énergie dans les lycées va de soi. C’est ainsi que la commission permanente de La Région, réunie sous la présidence d’Alain Le Vern, a décidé de participer avec le Département de Seine-Maritime à la construction d’une chaufferie bois commune au lycée Le Hurlevent et au collège Salmona au Tréport. Pour le président de la Région Haute-Normandie, cette réalisation permet d’associer « le développement durable à la gestion du patrimoine des établissements publics dont la Région à la charge ». Une façon pour le président de démontrer que « La Région possède une démarche volontariste en matière environnementale et participe à l’évolution des comportements en favorisant le recours aux énergies renouvelables ».
2 - Un projet éolien de première importance.
Alain Le Vern demande au gouvernement de ne pas retarder le projet éolien des « Deux côtes ». Alors
que la décision de construire un réacteur EPR a été prise unilatéralement par l’Etat, que cette technologie est une nouvelle fois mise en cause, on peut légitimement s’interroger sur la
stratégie gouvernementale qui freine dans le même temps la réalisation de projets éoliens.
Ces derniers mois, Alain Le Vern, à plusieurs reprises a dénoncé l’absence de stratégie globale en matière de politique énergétique nationale, ce qui se trouve confirmé au moment où la production d’électricité se révèle insuffisante. Alors que le gouvernement s’est prononcé en faveur de la construction d’un réacteur EPR à Penly, l’autorité de sûreté nucléaire française vient de faire part de ses interrogations sur les systèmes de sûreté de ces réacteurs. Nous devons nous appuyer sur l’existence de structures indépendantes chargées de contrôler l’activité nucléaire française pour exiger que leurs recommandations soient prises en considération sans délai.
Dans le même temps, un projet éolien majeur pour notre territoire est envisagé au large du Tréport. Représentant un investissement d’1,8 milliard d’euros, il constitue une véritable opportunité pour dynamiser l’économie et l’emploi en région. Avec l’implantation de 141 éoliennes à plus de 14 km des côtes, ce projet d’une puissance de 705 MW (près de la moitié d’un réacteur EPR) répondra aux besoins de 900 000 personnes et 1,5 millions de tonnes de gaz carbonique seront ainsi économisées chaque année. Malgré les intérêts écologiques et économiques évidents de ce projet, le directeur de cabinet du Ministre Borloo est intervenu auprès du Président de la commission nationale du débat public pour surseoir au débat sur ce projet. Cette décision risque de retarder encore une réalisation importante pour la Haute-Normandie et de pénaliser les nombreuses entreprises susceptibles de prendre part à ce chantier.
En pleine crise économique et sociale, cette attitude inacceptable va à l’encontre de nos objectifs à la fois en terme d’emploi mais également de développement des énergies renouvelables. Au-delà des déclarations d’intentions dont il est coutumier, ce gouvernement doit prendre ses responsabilités et afficher clairement sa position.
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